Archive pour novembre 2008

24
nov
08

Yellow Dune, Australie

Excellent pour accompagner un gros joint bien tassé. Sinon, c’est pas mal de la merde. Trop vinaigré, ça enterre pas mal toutes les autres saveurs qu’on pourrait éventuellement y retrouver. Bref, à consommer si t’es déjà dans un état second. Sinon, c’est comme une pute de quartier : tu touche pas à ça.

                                                                                                                                         *

24
nov
08

Parce que c’est ben beau écrire du Baudelaire pis avoir l’air cultivées…

On n’y connait absolument rien, que ce soit clair. On aime le vin, on connait 2-3 termes fencés, pi on est paumées. Ca donne quoi? Un blog qui sait pas trop où y s’en va, mais faut bien garder des traces de nos escapades SAQ-esques.

Qu’on se le tienne pour dit, qu’on utilise des termes pompeux-p’tit-doigt-dans-les-airs ou qu’on porte des chandails de loups dans HoMa, ce qui compte c’est d’aimer ce qu’on boit, peu importe si ça t’as coûté ton loyer ou si t’as juste utilisé le p’tit change qui traîne dans les craques de ton sofa.

Alors nous, en âmes charitables que nous sommes, avons décidé d’aider les perdus d’la deuxième catégorie à s’y retrouver un peu, tout simplement parce qu’on est d’même….et aussi parce que ça nous donne une bonne raison de boire toujours un peu plus de vin en nous enlevant un poids d’la conscience.

Récapitulation : Pas de niaisage pi de pétage de broue. Juste ce qu’on en pense. Suggestions bienvenues, même si ça l’air pas propre. Notre seule restriction : Pas de Cochon Mignon pi de Bin 76, pitié! …On l’a fait, pis pu jamais.

24
nov
08

L’Âme du vin

Un soir, l’âme du vin chantait dans les bouteilles :
“Homme, vers toi je pousse, ô cher deshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !

“Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l’âme,
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,

“Car j’éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d’une homme usé par ses travaux
Et sa chaude poitrine est une douce tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.

“Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l’espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
Les coudes sur la tables en retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content ;

“J’allumerai les yeux de ta femme ravie ;
A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour ce frêle athèlte de la vie
L’huile qui raffermit les muscles des lutteurs.

“En toi je tomberai, végétal ambroisie,
Grain précieux jeté par l’éternel Semeur,
Pour que de notre amour naisse la poèsie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur.”

-Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, Le Vin




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